L’œillet artistique – chapitre 1

Présent à travers différents courants artistiques, l’œillet a fait sa marque en peinture. Aujourd’hui, je vous présente la Madone à l’œillet, vue selon trois peintres. Amateurs d’art, restez branchés… ceci n’est que le premier chapitre de l’œillet artistique!

La Madone à l’œillet

Léonard, Raphaël et Albrecht, tous trois ont peints, selon leur interprétation, la Madone à l’œillet. Bien que les techniques et matériaux soient différents, ces peintres de la Renaissance ont évoqué une scène religieuse où la Vierge Marie et l’enfant Jésus « jouent » avec un ou des œillets (selon le peintre). L’utilisation de l’œillet serait liée à la perception qu’on en avait à l’époque, soit un symbole de pureté et d’amour.

La particularité de ces toiles qui représentent le même sujet? L’arrière-plan.

La scène vue par Léonard de Vinci

La Madone à l’œillet – Léonard de Vinci
1476
Peinture à l’huile
Alte Pinakothek, Munich

La Madone à l’œillet est l’une des premières œuvres du maître. Mais déjà, on peut reconnaître, derrière la Madone, les spécialités de Léonard de Vinci : la couleur et les perspectives. Il offre à l’œil averti un paysage lumineux et des montagnes où se reflètent les rayons du soleil. Marie apparaît telle une reine avec sa coiffe et ses habits élégamment ornementés.

La scène vue par Raphaël

La Madone aux œillets – Raphaël
Vers 1506-1507
Huile sur if – 27.9 cm X 22.4 cm
National Gallery, Londres

Le paysage à l’arrière de la Vierge Marie, des bâtiments en ruine, symbolisent l’écroulement du monde païen suite à la naissance de Jésus-Christ. Raphaël peint la Madone d’une façon plus sobre que son prédécesseur, sans trop de fioritures et dans un décor faiblement éclairé.

La scène vue par Albrecht Dürer

La Madone avec un œillet – Albrecht Dürer
1516
Huile sur vélin – 36 cm X 25 cm
Alte Pinakothek, Munich

Graveur de profession mais aussi peintre et mathématicien, Albrecht Dürer a, à son tour, représenté la scène de La Madone avec un œillet. Dix ans après Raphaël, Dürer peint un portrait de la Vierge et de l’enfant Jésus, révélant la finesse de ses coups de pinceau et sa grande minutie.

Néanmoins, toutes ces représentations ont un point commun (en plus de leur sujet) : l’œillet! Cette fleur est présente dans l’art flamand du  15e et 16e siècle. On affirme qu’à l’époque où l’œuvre de Léonard de Vinci a été peinte, l’œillet rose est devenu le symbole de l’amour immortel d’une mère.

Plusieurs autres portraits d’hommes et de femmes ou scènes ont été peints avec l’œillet… À suivre!

Auteure : Marie-Eve Ouellet

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Madone_%C3%A0_l’%C5%93illet
http://en.wikipedia.org/wiki/Madonna_of_the_Pinks
http://france.intofineart.com/htmlimg/image-42334.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/Albrecht_D%C3%BCrer
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