La sclérose en QUOI?

Dans la série Columbo enquête


Épisode 1 – Columbo se demande… Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

Tout d’abord, situons-nous. La SP est une maladie du système nerveux central (SNC). Le SNC est une portion du système nerveux et est constituée du cerveau, du tronc cérébral, du cervelet et de la moelle épinière. Le SNC a un rôle de réception, de traitement, d’intégration et d’émission des messages nerveux.

On peut comparer la moelle épinière à une autoroute qui rejoint le cerveau. Les nerfs sont comme de petites routes qui sont reliées à la moelle épinière. Le cerveau ressemble à un ordinateur qui envoie des messages dans tout le corps.

Tous les jours, votre cerveau demande à votre corps de faire des actions. Par exemple, il demande à votre main de prendre un crayon, à vos jambes d’avancer, à votre bouche de parler… Les messages voyagent le long de la moelle épinière (autoroute), puis par les nerfs (petites routes) et se rendent dans tout le corps.

L’ensemble du système nerveux central est protégé par une enveloppe osseuse : la boîte crânienne pour l’encéphale et la colonne vertébrale pour la moelle épinière, ainsi que par d’autres enveloppes de tissu protecteur : les méninges.

Les nerfs, quant à eux, sont protégés par une enveloppe blanche qu’on appelle la myéline. Lorsqu’une personne a la SP, la myéline est abîmée. Les messages du cerveau sont ralentis ou bloqués

C’est pour cette raison que des symptômes apparaissent. Il en existe beaucoup, mais ils sont toujours différents d’une personne à l’autre. Parfois les symptômes restent, parfois ils s’en vont.

Chez certains, ce sont les jambes qui refusent d’avancer aussi vite qu’avant. Chez d’autres, c’est un oeil qui voit moins bien ou ils ont des tremblements, des pertes d’équilibre ou des engourdissements. Il y a aussi des troubles de la mémoire, des sautes d’humeur et de la fatigue extrême. La fatigue de la SP est différente de la vôtre au retour du travail. Elle est plus forte et dure plus longtemps. Faire une sieste peut aider les gens atteints de SP à récupérer de l’énergie.

Attention, la SP :

  • N’est pas une maladie héréditaire
  • N’est pas une maladie contagieuse
  • Est imprévisible
  • Est différente d’une personne à l’autre

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Trouvez l’intrus.

La réponse, au prochain épisode!

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Références :
La Colonie SP, Qu’est-ce que la SP?, http://www.lacoloniesp.ca/fr/sclerose/informations-sclerose-plaques.php
Le système nerveux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_nerveux
© Société canadienne de la sclérose en plaques (Division du Québec) 2009

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Dans la série Columbo enquête


Épisode 2 – Columbo découvre que la sclérose en plaques est une maladie complexe

 La SP est une maladie complexe que les chercheurs ne comprennent pas encore tout à fait. Il est donc normal de ne pas comprendre ce que vit une personne atteinte de cette maladie.

Il y a trois principales formes de SP et selon la forme, la maladie évoluera différemment. Même pour des personnes qui ont la même forme de SP, les symptômes et l’évolution vont varier. La sclérose en plaques est vraiment différente d’une personne à l’autre.

  • Forme cyclique (ou poussées-rémissions)
    Cette forme se caractérise par des périodes où la personne atteinte a des symptômes (poussées). Ensuite, les symptômes peuvent diminuer ou disparaître (rémissions). C’est la forme la plus courante.
  • Forme progressive secondaire
    Au début, la personne a la forme cyclique. Un jour, elle change de forme de SP : elle ne fait plus de poussées ni de rémissions, mais les symptômes sont toujours là et ils peuvent s’aggraver. Il peut aussi arriver que d’autres symptômes apparaissent.
  • Forme progressive primaire
    Les symptômes apparaissent dès le début de la maladie et ils peuvent s’aggraver. Il peut aussi arriver que d’autres symptômes s’ajoutent.

Dans la forme cyclique, les symptômes peuvent partir et revenir, ce qui explique pourquoi il y a de bonnes journées, mais aussi de moins bonnes. De plus, les poussées ne se ressemblent pas nécessairement. Les symptômes sont différents d’une poussée à l’autre. L’intensité, la fréquence et la durée des poussées varient aussi.

Les symptômes sont un autre aspect variable de la SP. Il y a notamment la fatigue et les problèmes de concentration et de mémoire, qui peuvent varier selon les moments de la journée. D’autre part, la fatigue, le stress et la chaleur augmentent temporairement l’intensité des symptômes chez certaines personnes. Le repos dans un endroit frais peut souvent être suffisant pour que tout rentre dans l’ordre.

La sclérose en plaques est si imprévisible qu’elle nécessite qu’on l’apprivoise au jour le jour.

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Selon vous…


La réponse, au prochain épisode!

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Références :
La Colonie SP, La sclérose en plaques : une maladie complexe, http://www.lacoloniesp.ca/fr/tout/sclerose-forme-evolution.php
© Société canadienne de la sclérose en plaques (Division du Québec) 2009

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Dans la série Columbo enquête


Épisode 3 – Columbo et les causes possibles de la sclérose en plaques.


Le cerveau est séparé en 6 parties et chacune correspond à des fonctions précises :

  1. Lobe frontal : parole et langage, humeur, pensée et planification;
  2. Lobe pariétal : mouvements, réception des messages provenant du corps;
  3. Lobe occipital : vision;
  4. Lobe temporal : mémoire et émotions;
  5. Tronc cérébral : respiration, régulation de la fréquence cardiaque, vision et audition, transpiration, tension artérielle, digestion et température corporelle;
  6. Le cervelet : coordination des mouvements du corps, équilibre.

 

Le neurone est la principale cellule du système nerveux.
Il comprend un noyau et un ou plusieurs prolongements appelés axone.

 

  • Oligodendrocyte : cellule qui produit la myéline;
  • Gaine de myéline : gaine qui entoure et protège les nerfs;
  • Destruction de la gaine de myéline : autre manière de dire lésion ou plaque;
  • Fibre nerveuse (axone) : synonyme de nerf, on peut aussi dire axone.

On ignore toujours les causes de la sclérose en plaques. On sait cependant qu’elle serait causée par plusieurs facteurs réunis. Les recherches des dernières années ont permis d’éliminer certaines théories. Nous espérons que les scientifiques arriveront à percer le mystère dans les années à venir

La plupart des chercheurs croient qu’il s’agit d’une maladie auto-immune : le système immunitaire se dérèglerait et attaquerait la myéline (gaine protectrice des nerfs du système nerveux central). On ne connaît pas encore les coupables de ce dérèglement, mais une fois qu’ils seront identifiés, il sera plus facile de développer de nouveaux traitements.

On sait que ce n’est pas une maladie héréditaire, mais que des gènes contribuent à rendre certaines personnes plus vulnérables. Un enfant dont un parent en est atteint a de 3 à 5 % de risque d’en être atteint lui aussi un jour; ce n’est cependant pas beaucoup plus que chez une personne dont les parents n’ont pas la maladie (0,2 %). (pour en savoir plus à ce sujet)

Il y a des théories selon lesquelles la SP pourrait être déclenchée par un virus ou par des facteurs environnementaux, ou encore les deux. Par exemple, des études en cours tentent d’établir s’il y a un lien entre la SP et la vitamine D. On sait que la vitamine D est absorbée grâce au soleil. Les scientifiques se demandent si le manque de soleil et de vitamine D serait une cause de la SP. Si les résultats des études sont concluants, cela pourrait expliquer pourquoi il y a beaucoup de SP dans les pays au nord de l’équateur comme le Canada.

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Comment diagnostiquer la sclérose en plaques?


La réponse, au prochain épisode!

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Références :
La Colonie SP, la sclérose en plaques en images, http://www.lacoloniesp.ca/fr/sclerose/images-sclerose.php
La Colonie SP, Les causes possibles de la SP, http://www.lacoloniesp.ca/fr/traitements/causes-sclerose-plaques.php
© Société canadienne de la sclérose en plaques (Division du Québec) 2009

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Dans la série Columbo enquête


Épisode 4 – Columbo apprend comment diagnostiquer la sclérose en plaques.

Diagnostiquer la SP n’est pas toujours facile et peut parfois prendre du temps. La SP est différente d’une personne à l’autre et plusieurs maladies lui ressemblent. De plus, la liste des symptômes possibles est longue et ceux-ci peuvent apparaître et disparaître. Comment le neurologue peut-il déterminer si une personne a la SP ou non?

Un neurologue cherche en premier à en savoir plus sur les symptômes de la personne et sur ceux qu’elle a déjà eus. Il veut ainsi voir s’il y a eu plusieurs épisodes qui pourraient être des poussées de SP. Le diagnostic est plus facile à poser si les symptômes sont évidents et si les poussées sont rapprochées. Il est plus difficile si les symptômes sont légers et s’il s’agit de symptômes que beaucoup de gens ont, comme la fatigue, les engourdissements ou les étourdissements.

Le neurologue procède ensuite à un examen physique complet. Voici quelques étapes de cet examen :
– Il regarde l’intérieur de l’œil avec une petite lampe pour voir s’il y a une lésion sur le nerf derrière l’œil (nerf optique).
– Il vérifie la force musculaire dans les bras et les jambes et si ceux-ci sont bien flexibles.
– Il demande au patient de toucher son nez avec l’index pour évaluer la coordination.
– Il évalue la démarche (pied qui traîne, marche en zigzaguant).

À cette étape-ci, le neurologue dispose déjà de plusieurs informations sur le patient.
Les examens de laboratoire vont venir confirmer la présence des lésions. L’examen le plus important est celui de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Elle permet de prendre des photos du cerveau et de voir s’il y a ou non des lésions. L’IRM n’est pas suffisante à elle seule pour établir le diagnostic.

L’examen de la ponction lombaire est moins utilisé mais peut aider quand les autres examens ne sont pas concluants. Il consiste à prélever un peu de liquide qui circule autour du cerveau et de la moelle épinière pour rechercher des anomalies. C’est un peu comme pour une prise de sang car le liquide est prélevé à l’aide d’une seringue.

Il y a aussi l’examen des potentiels évoqués. Celui-ci sert à évaluer si les messages du cerveau circulent à une vitesse normale. S’ils voyagent trop lentement, cela signifie qu’il y a des lésions. Pour passer ce test, il faut s’asseoir devant un écran de télévision et fixer une image qui scintille. On applique des électrodes derrière la tête qui sont reliées à un ordinateur. C’est cet ordinateur qui mesure la vitesse à laquelle les messages du cerveau voyagent dans le corps.

Grâce à la recherche, nous comprenons de mieux en mieux la sclérose en plaques et les façons de la diagnostiquer. Le neurologue est le spécialiste des maladies neurologiques et il arrive à démasquer la SP grâce à toutes ses connaissances.

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Références :
Le diagnostic, http://www.lacoloniesp.ca/fr/tout/diagnostic-sclerose-SP.php
© Société canadienne de la sclérose en plaques (Division du Québec) 2008

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La Société de la SP est en lice pour remporter une bourse de 25 000$ destinée à des activités de développement personnel pour personnes atteintes de sclérose en plaques (école du mouvement, yoga adapté et chorale). Aidez-nous à aider les personnes touchées par la SP en allant voter sur le site suivant : http://bit.ly/ms2rbv

Un vote par jour, c’est tout ce qu’il faut!


2 commentaires pour La sclérose en QUOI?

  1. Merci pour ces infos. Est-ce qu’il y a des chose qu’un physiotherapeute peut faire pour aider avec la sclérose? Quoi d’autre est-ce qu’on peut faire?

  2. Ping : Les plus beaux bouquets d’oeillets du monde – partie 2 | Campagne oeillet SP

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